
Equipe Hépatites auto-immunes : nouveaux marqueurs Hépatites auto et allo-immunes après transplantation Publications
Responsable : Jean-Charles DUCLOS-VALLÉE, Hépatologue, MCU-PH
Eric BALLOT, Immunologiste
Elvire BELEOKEN, Doctorante
Stéphanie HUGUET, Doctorante
Catherine JOHANET, Immunologiste
Mylène SEBAGH, Anatomopathologiste, PH
On reconnait actuellement 2 principaux types d'hépatites autoimmunes représentés par l'hépatite autoimmune de type 1 et l'hépatite autoimmune de type 2.
L'hépatite autoimmune de type 1 qui touche préférentiellement l'adulte est caractérisée par la présence d'anticorps anti muscle lisse, d'anticorps anti noyaux et d'anticorps anti-SLA.
L'hépatite autoimmune de type 2, qui atteint plus particulièrement l'enfant, est caractérisée par la présence d'anticorps anti-LKM1 et/ou anticorps anti LC1.
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| Shéma 1 : Caractérisation des autoantigènes des 2 principaux types d'hépatites autoimmunes |
Les hépatites autoimmunes se caractérisent par les atteintes histologiques suivantes.
Le signe histologique très évocateur de l'hépatite autoimmune est représenté par la présence d'un infiltrat lymphoplasmocytaire.
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| Image 1A : Atteinte histologique liée à l'hépatite autoimmune. Présence d'un infiltrat plasmocytaire. |
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| Image 1B : Atteinte histologique liée à l'hépatite autoimmune. Nécrose zonale. |
La détection des autoanticorps décrits ci-dessus s'effectue par immunofluorescence indirecte.
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L'identification des autoantigènes, cibles des différents autoanticorps est une étape fondamentale pour mieux comprendre la pathogénie de ce type d'hépatopathie.
Grâce à l'outil de la protéomique, différents autoantigènes ont pu être identifiés. Voici les grands étapes de cette identification.
1) Electrophorèse de première dimension
2) Electrophorèse à deux dimensions
3) Analyse par spectrométrie de masse, qui peut être effectuée selon 2 méthodes
Notre groupe a déjà mis en évidence de nouveaux antigènes reconnus par les anticorps antinucléaires tels que des membres de la famille de ribonucléoprotéines: hnRNPA2/B1. Très récemment des autoantigènes localisés sur la membrane plasmique ont été mis en évidence et correspondent à des protéines de choc et à des cytokératines. Des études concernant la localisation subcellulaire des autoantigènes et leur routage intracellulaire sont actuellement en cours.
A quelques exceptions près, toutes les maladies du foie peuvent récidiver après la transplantation ; les maladies autoimmune du foie n'échappent pas à cette règle.
En outre, certains patients transplantés pour une autre maladie qu'une maladie autoimmune peuvent être atteints d'une hépatite autoimmune de novo. Cette atteinte du greffon mime parfaitement une hépatite autoimmune par le profil d'autoanticorps détectés et l'atteinte histologique. A l'heure actuelle, il est difficile d'affirmer que cette entité est une forme particulière de rejet ;néanmoins, une réascension de l'immunosuppression améliore en général le tableau clinique et biologique.

Nos recherches ont donc pour objectif de caractériser sur le plan clinique et sérologique les récidives des hépatites autoimmunes et les hépatites autoimmunes de novo après transplantation dans le but de mettre en évidence de nouveaux marqueurs diagnostiques.